En Palestine comme ici :
se battre contre ce régime de guerres, d'exploitation et d'oppression !

Le 6 décembre, Donald Trump s’est livré à une nouvelle provocation contre le peuple palestinien en reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. Cette annonce fracassante, qui risque d’embraser tout le Moyen-Orient, s’inscrit dans la stratégie de Donald Trump depuis son élection : une stratégie de la tension, visant à multiplier les provocations contre les États qui refusent de s’aligner sur la ligne politique de l’impérialisme américain.

Les larmes de crocodile des dirigeants des pays occidentaux et des pays arabes

Après cette annonce, la quasi-totalité de la « communauté internationale », c’est-à-dire des puissants de ce monde, ont exprimé leur « préoccupation » face aux conséquences de cette décision. Les dirigeants des pays de l’Union Européenne ont déclaré qu’ils n’étaient pas d’accord avec cette décision et ont prétendu se préoccuper du sort du peuple palestinien. Mais qui peut croire un seul instant que ces gens-là se préoccupent réellement du peuple palestinien ? Macron prétend regretter la décision de Trump, mais dimanche dernier il a reçu officiellement, pour la deuxième fois consécutive depuis son élection, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui s’est illustré par sa politique particulièrement agressive contre le peuple palestinien ! Rappelons également que Macron était ministre du gouvernement Hollande en 2014 lorsque ce dernier a interdit les manifestations de soutien au peuple de Gaza lors des bombardements israéliens durant l’opération « plomb durci » qui a coûté la vie à des centaines de Palestiniens ! Et aujourd’hui encore, il ne lève pas le petit doigt pour obtenir la libération de Salah Hamouri, militant franco-palestinien emprisonné par l’État d’Israël depuis le 23 août.

Quant aux dirigeants des pays arabes, ils sont bien placés pour « s’indigner » de la décision de Donald Trump ! Le président égyptien, le maréchal Al-Sisi, réprime les manifestations de soutien au peuple palestinien. L’armée égyptienne reçoit des millions de dollars américains chaque année pour maintenir l’ordre impérialiste dans la région. Le premier ministre turc, Erdogan, a condamné Trump de manière virulente, mais lui-même s’illustre par les bombardements contre le peuple kurde qui réclame lui aussi son droit à exister et à disposer d’un État souverain ! Dans tous les pays arabes, comme en Syrie, les réfugiés palestiniens sont parqués dans des camps, soumis aux humiliations, à la répression, à la misère.

Un « processus de paix » qui n’a abouti qu’à plus de souffrance pour le peuple palestinien

Tous en appellent à la poursuite du « processus de paix ». Mais de quel processus de paix parle-t-on ? Depuis plus de 20 ans que le prétendu processus de paix est en cours, les colonies israéliennes se sont multipliées, la bande de Gaza subit toujours un embargo inhumain ; chaque jour, des palestiniens meurent assassinés par l’armée israélienne ou par des colons. Tous les dirigeants impérialistes et arabes qui prétendent construire un « processus de paix » sont en réalité complices de la politique criminelle de l’État israélien. Les prétendus accords d’Oslo, signés aux États-Unis par les dirigeants israéliens et palestiniens, ces accords auxquels tous se réfèrent, n’ont abouti qu’à une chose : entériner le sort des réfugiés palestiniens et refuser leur droit au retour. A chaque fois, les dirigeants israéliens font de l’arrêt de toute attaque contre Israël et du démantèlement des milices palestiniennes le préalable de toute négociation, c’est-à-dire qu’ils exigent l’arrêt de toute résistance de la part du peuple palestinien !

C’est par nos luttes que nous pourrons aider le peuple palestinien

Macron prétend se soucier du peuple palestinien. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ici, depuis le début du quinquennat, on a vu qu’il se préoccupait plutôt du sort des riches et patrons ! Loi Travail XXL, attaques contre la fonction publique, cadeaux fiscaux aux plus riches… Sans parler de la chasse aux migrants organisée quotidiennement… Qui peut donc croire un seul instant que ce président qui a déclaré la guerre ici aux travailleurs et aux jeunes pourrait aider en quoi que ce soit le peuple palestinien ?

Alors, notre premier devoir pour soutenir le peuple palestinien, c’est de nous battre contre notre propre gouvernement, en multipliant les manifestations pour exiger que l’État français cesse de soutenir Israël et de lui vendre des armes, pour réclamer la liberté pour les prisonniers politiques palestiniens comme Salah Hamouri, mais aussi en nous battant pour nos propres revendications ! Car ce n’est que par nos luttes, ici comme en Palestine, que nous pourrons en finir définitivement avec ce régime capitaliste qui n’est fait que de guerres, d’exploitation et d’oppression.

Éditorial du 27/11/2017

L'actualité de la Révolution russe